header logo fr

10 étapes pour comprendre les options de traitement du cancer du rein

1 in 20 webLe cancer du rein est diagnostiqué chez plus de 300 000 personnes dans le monde chaque année. Le cancer du rein est le 12ème cancer le plus fréquent au monde, autant que le cancer du pancréas. Moins de 1 personne sur 20 souffrant d'un cancer est atteinte du cancer du rein, ce qui signifie qu'il s'agit d'une maladie assez rare. Pour plus d'informations sur les statistiques du cancer du rein par pays, cliquez ici (en anglais).

Dans cette section, vous en apprendrez plus sur les différents types de cancer du rein, les causes connues du cancer du rein et la manière dont le cancer du rein peut être traité des premiers stades de la maladie aux stades les plus avancés. Davantage de recherches et de nouveaux traitements sont encore nécessaires pour de nombreux types de cancer du rein.

Ces informations fournissent le contexte existant pour divers traitements, y compris certains traitements immuno-oncologiques récents qui font encore l'objet de recherches.

Pour plus d'informations sur les traitements immuno-oncologiques, veuillez lire ceci : Comprendre l’immuno-oncologie

1. Qu'est-ce que le cancer ?

Fotolia 61364218 S webCancer, tumeur, masse, grosseur, bosse, enflure, tache, ombre, lésion... Vous avez peut-être déjà entendu un certain nombre de ces mots pour décrire un cancer. Un terme plus formel est néoplasme, qui signifie « nouvelle tumeur ». Les experts médicaux peuvent définir le cancer comme un « néoplasme de tissu anormal, dont la croissance est plus importante que celle du tissu normal, n'est pas coordonné à celle-ci, et qui persiste une fois que le stimulus pour sa croissance est supprimé ».

Nos corps sont constitués de cellules. Chaque tissu, chaque organe, chaque partie de notre corps est fait de ces cellules, qui sont toutes très différentes selon qu'elles sont situées dans le foie, dans le cœur, dans le sang, dans les reins, etc. Nos corps produisent constamment de nouvelles cellules afin que nous puissions grandir, pour remplacer les cellules usées, ou pour guérir les cellules endommagées à la suite d'une blessure. Ce processus est normalement très contrôlé.

Par exemple, lorsque vous vous coupez, les cellules de la peau reçoivent un signal « de départ » pour commencer à se diviser. Lorsque la coupure est guérie, les cellules de la peau reçoivent un signal « d'arrêt » et arrêtent de se diviser. Ce processus est contrôlé par des instructions et des recettes dans les cellules, ce qu’on appelle les « gènes ». Tous les cancers sont causés par des changements au niveau de ces gènes, appelés des mutations.

Les changements apportés à ces gènes et qui causent le cancer se produisent habituellement au cours de notre vie, bien qu’ un petit nombre de personnes héritent de ces changements d'un parent. Il existe beaucoup de types de cancer différents et le cancer peut toucher presque n'importe quel organe du corps. L’emplacement du cancer, le type de tumeur que vous avez et le type de mutations génétiques qui ont causé le cancer pourraient influencer le choix du meilleur traitement pour ce cancer.

2. Qu'est-ce que le cancer du rein ?

graphique de rein avec une tumeurGraphique de rein avec une tumeurLe cancer du rein est un type de cancer qui se développe à partir des cellules du rein. Un autre nom pour le cancer du rein est « carcinome à cellules rénales ». Le type le plus fréquent de cancer du rein est le « carcinome à cellules claires ».

Le terme cancer du rein s'applique à toutes les tumeurs qui se forment dans le rein. Mais tous les cancers du rein ne sont pas identiques. Il est important de connaître le type de cancer du rein dont vous êtes atteint (voir question 3). Les cancers qui proviennent de la muqueuse de l'urètre, le tube qui descend du rein à la vessie, sont généralement plus similaires aux cancers de la vessie, et ne sont donc pas habituellement appelés cancer du rein.

Les mutations qui causent le cancer s'accumulent habituellement au cours de notre vie, donc, comme la plupart des cancers, le cancer du rein tend à se développer chez les personnes plus âgées. L'âge moyen des personnes diagnostiquées d’un cancer du rein est de 55 ans. Le cancer du rein est rare chez les enfants. Les cancers rénaux commencent petits et peuvent grandir au fil du temps. Les cancers rénaux se développent habituellement sous la forme d'une seule masse, mais plusieurs tumeurs peuvent se produire dans l’un des reins ou les deux.

Si le cancer du rein est traité à un stade précoce, il pourra très probablement être guéri. Si des cellules cancéreuses du rein se propagent, elles peuvent se propager dans le tissu environnant ou à d'autres parties du corps. Lorsque les cellules cancéreuses du rein atteignent un nouvel organe ou un os, elles peuvent continuer à se développer et former une autre tumeur (une « métastase ») à cet endroit. Un cancer primitif est un cancer qui s'est formé dans un organe (dans ce cas, le rein), mais que ne s'est pas propagé ailleurs. D'autres termes comme « localisé » ou « précoce » s'appliquent si le cancer primitif ne s'est pas propagé. Le cancer du rein avancé (ou métastatique) est le même cancer qui a commencé dans le rein, mais qui s'est maintenant répandu ailleurs.

Ces cancers secondaires ou « métastases » sont toujours constitués de cellules cancéreuses du rein, même s'ils apparaissent dans les poumons ou ailleurs dans le corps. Il est rare pour un cancer d'une autre partie du corps de se propager aux reins.

 

3. Quels sont les différents types de cancer du rein ?

kidney cancerTous les cancers du rein ne sont pas identiques.

Les cancers du rein :

  1. peuvent provenir de différentes cellules du rein et donc constituer différentes « formes » ou « sous-types » de cancer (pour plus d'informations lire la section « histologie ») ;
  2. peuvent avoir un développement plus lent ou plus agressif (« grade ») ;
  3. peuvent être petits ou grands, ou s'être propagés en dehors du rein (« stade »).

Tous ces facteurs peuvent affecter :

  • le degré d'agressivité de la tumeur et la probabilité qu’elle a de se propager ; 
  • quel(s) traitement(s) (le cas échéant), vous devriez suivre ;
  • à quels essais cliniques vous pourriez participer.

 



Histologie

Le cancer du rein se subdivise en plusieurs « formes » ou « sous-types » différents, selon l'aspect des cellules cancéreuses au microscope (l'« histologie » du cancer). Le type de cancer du rein n'est généralement pas important pour la chirurgie, mais peut être critique si un traitement est nécessaire ultérieurement.

Les principales histologies sont :

histo webCarcinome à cellules claires 75%, carcinome à cellules papillaires 10%-15%, carcinome à cellules chromophobes 5%, d'autres moins de 1%

  • Carcinome à cellules claires : la forme la plus courante de cancer du rein, qui représente environ 75 % des personnes atteintes de carcinome à cellules rénales. Lorsque l'on examine au microscope les cellules individuelles qui composent le carcinome à cellules claires, elles apparaissent vides ou claires.
  • Carcinome à cellules papillaires : de 10 à 15 % des patients ont cette forme de cancer du rein. Ces cancers forment de petits ensembles en forme de doigts (appelés papillae, d'où le terme « papillaire »).
  • Carcinome à cellules chromophobes : il représente environ 5 % des cas. Les cellules de ces cancers sont grandes et pâles, et présentent d'autres traits distinctifs.
  • Carcinome sarcomatoïde : plusieurs des autres types de cancer du rein peuvent se transformer en cancer du rein « sarcomatoïde ». Les cellules cancéreuses présentent au microscope un aspect plus agressif et désorganisé.
  • Carcinome à translocation : un type de cancer du rein qui se produit rarement, mais surtout chez les enfants ou les jeunes adultes. Dans certains cas, celui-ci peut survenir chez des personnes qui ont déjà reçu une chimiothérapie ciblant une tumeur maligne, une préparation pour une greffe de moelle osseuse ou qui sont atteints de maladies auto-immunes.
  • Carcinomes urothéliaux : également appelés carcinome à cellules transitionnelles (CCT), ce sont des cancers qui peuvent se former dans les reins à partir de la paroi du système de drainage du rein, plutôt qu’à partir des cellules du rein lui-même. Ces cancers sont très similaires aux cancers de la vessie.
Pour savoir quel type de cancer du rein vous avez, veuillez vous référer à votre rapport de pathologie ou poser la question à votre équipe soignante.

Grade


La tumeur de chaque patient est différente de celle d'autres personnes atteintes d'un cancer en ce qui concerne son agressivité, c'est-à-dire le « grade » de la tumeur. Le grade d'un cancer décrit si les cellules du cancer sont presque uniformes et bien organisées, avec presque le même aspect qu'un organe ou un tissu normal que l’on observerait au microscope (bas grade), ou si le cancer semble très désorganisé et les cellules sont de tailles et de formes différentes (haut grade).
gradesCellules de bas grade sur la gauche (cellules ressemblent à des cellules normales) et de haut grade sur la droite (cellules sont de tailles et de formes différentes)
 

Stade

Le stade d'un cancer décrit la taille du cancer et s'il s'est ou non propagé. Cela contribue à choisir le type de traitement et peut aider à planifier des soins de suivi à long terme. Lorsque la stadification est basée uniquement sur l'évaluation clinique, on parle de stade clinique. Un examen au microscope du tissu affecté détermine le stade « pathologique ». Un système de stadification est une façon normalisée selon laquelle l'équipe de soins décrit l'étendue du cancer.

Votre médecin déterminera le « stade » de votre cancer du rein en se basant sur :

  1. la taille de la tumeur (« stade T ») ;
  2. la propagation du cancer aux ganglions lymphatiques avoisinants (« stade N ») ; (un ganglion lymphatique est comme un poste de police : c'est une petite glande ronde qui fait partie du système immunitaire et qui abrite des globules blancs ; malheureusement, les cellules cancéreuses aiment se propager aux ganglions lymphatiques) ;
  3. la propagation du cancer à d'autres organes (par exemple, métastase dans le foie, le poumon ou l'os ; « stade M »).

Les quatre étapes principales de cancer du rein définies ci-dessous sont basées sur ce système de classification TNM, qui est l'une des méthodes de stadification du cancer du rein.

Stade 1                                    stage1 web
 
 
Le cancer est présent uniquement dans le rein et ne s’est pas propagé.
La tumeur mesure moins de 7 cm.
Si le cancer peut être enlevé par une opération chirurgicale, il est susceptible d’être guéri.
9 personnes sur 10 seront vivantes et exemptes du cancer cinq années après une opération.
Stade 2  stage2 web
 
Le cancer a une taille supérieure à 7 cm mais est toujours confiné au rein et ne s’est pas propagé à l’extérieur du rein.
Une opération chirurgicale représente une bonne option de traitement.
Le taux de survie à cinq ans reste toujours très élevé après une opération chirurgicale pour un cancer au stade 2.
Stade 3  stage3 web
 
Le cancer du rein s’est déplacé à proximité de l’extérieur du rein mais ne s’est pas propagé aux organes distants.
Par exemple, le cancer peut s’être propagé dans la graisse autour du rein, dans le vaisseau sanguin sortant du rein, ou dans les ganglions lymphatiques proches du rein. Une opération chirurgicale représente souvent le bon traitement. La probabilité d’être guéri par une opération chirurgicale est moins élevée mais n’est pas nulle.
Stade 4 
 stage4 webmetastases
 
Le cancer du rein s’est largement propagé à l’extérieur du rein : à la cavité abdominale, aux glandes surrénales, à des ganglions lymphatiques distants ou à d’autres organes tels que les poumons, le foie, les os ou le cerveau. À ce jour, il est très peu probable qu’un cancer soit guéri à ce stade, mais divers traitements peuvent aider.

 

4. Quelles sont les causes du cancer du rein ?

Risk factorsComme la plupart des cancers, le cancer du rein est causé par des mutations qui s'accumulent au fil du temps dans votre corps. De plus, comme la plupart des cancers, le cancer du rein apparait le plus souvent chez des personnes plus âgées et est une maladie principalement observée chez les adultes de plus de 40 ans. Il existe un certain nombre d'autres facteurs de risques qui sont importants dans le développement du cancer du rein.

Le tabagisme : le tabagisme double le risque de développer un cancer du rein. Ce niveau retombe à des niveaux de risques génériques de la population si la personne arrête de fumer. Le fait d'arrêter de fumer à n'importe quel moment et à tout âge est une excellente idée. Il n'est jamais trop tard.

Le sexe : les hommes sont deux fois plus susceptibles d'avoir un cancer du rein que les femmes.

L'obésité : le fait d'être très en surpoids ou obèse semble être associé à un risque accru de développer un cancer du rein chez les hommes et les femmes.

Une pression artérielle élevée (hypertension) : l'hypertension artérielle s’est avérée être un facteur de risque de cancer du rein.

Les calculs rénaux : avoir des calculs rénaux est associé à un risque plus élevé de développer un cancer du rein chez les hommes.

Une exposition professionnelle à des composants toxiques : les personnes exposées régulièrement à certains produits chimiques peuvent avoir un risque accru de développer un cancer du rein. Ceux-ci comprennent l'amiante, le plomb, le cadmium, les solvants de nettoyage à sec, les herbicides, le benzène ou les solvants organiques et les produits pétroliers. Les personnes qui travaillent dans l'industrie de la sidérurgie ont aussi un risque accru de cancer du rein.

Dialyse à long terme et maladie kystique acquise : le fait d'être sous traitement de dialyse pendant une longue période de temps peut causer des kystes rénaux. Un cancer du rein peut se développer à partir des cellules qui tapissent ces kystes.

Si vous souhaitez obtenir plus d'informations sur ces risques, veuillez cliquer ici pour accéder au site de la International Kidney Cancer Coalition (en anglais) ou contactez votre association locale de patients atteints du cancer du rein.

Ma famille risque-t-elle de développer un cancer du rein ?

HereditaryLes personnes dont un membre de la famille est atteint d' un cancer du rein, notamment un frère ou une sœur, présentent un risque accru de développer la maladie. Cela peut être dû à des gènes qui sont transmis des parents aux enfants. Les mutations génétiques héritées provoquent seulement de 3 à 5 % des cancers du rein.

Les signes que votre cancer du rein pourrait être héréditaire comprennent les faits suivants :

  • vous avez plus d'une tumeur dans votre rein (tumeurs multifocales) ;
  • vous avez des tumeurs dans les deux reins (tumeurs bilatérales) ;
  • vous avez une forme rare de cancer du rein (carcinome rénal à cellules non-claires) ;
  • d'autres membres de votre famille ont eu un cancer du rein ;
  • vous avez eu votre première tumeur rénale avant 50 ans.

Si l'un de ces facteurs de risque s’applique à vous et que vous pensez pouvoir avoir un cancer du rein héréditaire, parlez-en à votre médecin.

 

Types de cancer du rein héréditaires

Il existe plusieurs types différents de cancer du rein héréditaire. À l'avenir, nous aurons peut-être plus d'informations sur de nouveaux gènes qui causent le cancer du rein. D’ici-là, si vous pensez que votre cancer du rein pourrait être héréditaire, parlez-en avec votre médecin.

  • Syndrome de von Hippel-Lindau (VHL). Ceci est dû à une mutation dans le gène VHL et provoque généralement un carcinome à cellules rénales (CCR) de type carcinome à cellules claires.
  • Léiomyomatose héréditaire et cancer des cellules rénales (HLRCC). Ceci est dû à une mutation dans le gène FH et provoque généralement un CCR papillaire de type 2.
  • Carcinome papillaire à cellules rénales héréditaire (HPRCC). Ceci est dû à une mutation dans le gène MET et provoque généralement un CCR papillaire de type 1.
  • Syndrome de Birt-Hogg-Dubé (BHD). Ceci est dû à une mutation dans le gène FLCN et provoque généralement un CCR chromophobe ou un oncocytome.
  • Carcinome à cellules rénales avec paragangliome héréditaire et phéochromocytome. Ceci est dû à des mutations dans les gènes SDHB ou SDHD.
  • Carcinome à cellules rénales familial avec translocation du chromosome 3. Ceci est dû à une translocation du chromosome 3. Une translocation chromosomique a lieu lorsqu'une partie d'un chromosome se détache et se fixe sur un chromosome différent.
  • Sclérose tubéreuse de Bourneville (STB). Ceci est dû à une mutation dans les gènes TSC1 ou TSC2 et provoque généralement un type de cancer du rein appelé angiomyolipome. Ces tumeurs sont bénignes, mais elles ont un grand nombre de vaisseaux sanguins qui peuvent éclater et conduire à une hémorragie interne pouvant représenter un danger de mort, si elles ne sont pas traitées.

S'il y a des antécédents de cancer du rein dans votre famille, il est important que vous en informiez votre médecin afin que vous soyez testé(e). Si le test démontre que vous avez un type héréditaire de cancer du rein, les autres membres de votre famille peuvent être testés afin que tout signe de cancer puisse être traité rapidement, lorsque le cancer est encore le plus facilement guérissable.

Dans de rares cas, les enfants peuvent être atteints de cancer du rein, mais ils développent généralement des types de cancers du rein différents de ceux des adultes. Les types les plus fréquents de cancer du rein chez l'enfant sont la tumeur de Wilms et le néphroblastome. Il y a cependant eu de rares cas d'enfants atteints de CCR ou d'adultes présentant une tumeur de Wilms. En outre, il existe d'autres tumeurs du rein, pour la plupart bénignes.

5. Comment les personnes découvrent-elles qu'elles ont le cancer du rein ?

De nombreux cancers du rein ne causent pas de symptômes ; ils sont découverts par hasard lors d'un examen au scanner, d’une radiographie ou d'une échographie qui a été prescrit pour un autre problème. Lorsque le cancer du rein cause des symptômes, ceux-ci peuvent être non spécifiques. Autrement dit, la plupart des symptômes que le cancer du rein pourrait causer peuvent être attribués, à tort, à d'autres causes, comme une infection urinaire ou un pincement musculaire.

La plupart des cancers du rein ne provoquent pas de douleurs jusqu'à ce qu'ils atteignent un stade avancé lorsqu'ils ont commencé à se répandre. Beaucoup de personnes atteintes d'un cancer du rein ne sont pas conscientes qu'elles ont une tumeur jusqu'à ce qu'elles effectuent des analyses pour un autre problème de santé.

Veillez à toujours en parler à votre médecin si vous éprouvez l'un de ces signes ou symptômes (veuillez cliquer ici)

  • Du sang dans les urines ou un changement de couleur des urines pour une couleur foncée, rouille ou brune (hématurie) ;
  • des douleurs dans le bas du dos, des douleurs abdominales ou lombaires qui ne sont pas liées à une blessure ;
  • des douleurs abdominales (dans le ventre) ;
  • une perte de poids ;
  • une hypertension artérielle nouvellement développée ;
  • un sentiment de fatigue constante ;
  • des fièvres ou des sueurs nocturnes qui ne sont pas liées à d'autres troubles.

Tous ces symptômes peuvent aussi être causés par d'autres maladies. Si vous avez n’importe lequel de ces symptômes, il est important de consulter votre médecin afin que vous puissiez déterminer ce qui en est la cause.

Le cancer du rein est le plus souvent détecté par hasard, mais si vous avez certains des symptômes énumérés ci-dessus, parlez-en avec votre médecin. Comme avec tous les cancers, un dépistage précoce peut améliorer les chances de traitement et les résultats positifs à long terme. Votre médecin peut utiliser différentes approches, différents types de tests et de méthodes d'investigation pour diagnostiquer un cancer du rein, en fonction des symptômes que vous présentez.

Les tests les plus courants pour détecter un cancer du rein (veuillez cliquer ici)

Les tests les plus courants qui peuvent être prescrits sont les suivants.

  • Une échographie : un type d’examen où une sonde glissée sur la peau permet à l'équipe d’imagerie médicale de rechercher des irrégularités dans les reins ou d’autres organes.
  • D’autres examens d’imagerie : une tomodensitométrie (examen au scanner) ou une imagerie par résonance magnétique (IRM) peuvent être utilisées pour obtenir des images détaillées des organes dans le corps. Ce type d’examen aide à caractériser une masse détectée dans le rein.
  • Une radiographie de la poitrine : une radiographie des organes et des os à l'intérieur de la poitrine.
  • Une analyse d'urine : le symptôme et signe le plus courant d'une tumeur dans le rein est la présence de sang dans les urines. Cette analyse permet également de détecter d'autres irrégularités dans les urines, comme des protéines.
  • Des analyses de sang : des analyses chimiques du sang peuvent fournir des résultats associés au cancer du rein.
  • Une scintigraphie osseuse : une petite quantité de matière radioactive est injectée dans une veine et circule dans le sang jusqu'aux os afin que le scanner puisse détecter si le cancer a atteint les os.

La majorité des cancers du rein sont initialement découverts par un examen d’imagerie (une échographie, un examen au scanner ou une IRM), qui détecte quelque chose ressemblant à une « masse » sur le rein. Cela ne prouve pas pour autant qu'il s'agisse d'un cancer du rein, et il faut un examen au microscope pour pouvoir en être sûr. Parfois, votre médecin peut être soupçonneux au point de recommander une intervention chirurgicale immédiate ; d'autres fois, votre médecin pourrait prescrire une biopsie. Lors d'une biopsie, une aiguille fine est utilisée pour récupérer quelques cellules de la tumeur. Un médecin examinera ensuite ces cellules pour déterminer si elles sont cancéreuses ou non. Jusqu'à 20 % de petites masses (ou grosseurs) rénales ne sont pas cancéreuses.

6. Mon cancer est uniquement localisé dans le rein : quels traitements pourrais-je suivre ?

Cela peut sembler étrange, mais pour certaines personnes avec de petits cancers du rein (au stade 1), le meilleur traitement initial est souvent l'observation, ou la « surveillance active ». Si vous êtes plus âgé(e), ou souffrez de problèmes médicaux importants, il peut être plus sûr d’observer soigneusement le cancer, d’abord, par le biais de multiples examens d’imagerie et de multiples visites auprès de cancérologues/oncologues. Étant donné que de nombreux cancers du rein sont découverts par hasard lors d’examens d’imagerie qui ont été prescrits pour d'autres raisons, un certain nombre de petites masses sur les reins sont aujourd'hui détectées. Les cancers du rein qui ont une taille inférieure à 3 cm sont très peu susceptibles de se propager ailleurs et, parfois, le risque de mourir lors d'une opération l'emporte sur les avantages de procéder à cette opération. Les personnes qui optent pour une surveillance active avec leurs médecins doivent continuer à avoir des soins de suivi réguliers, au cas où le cancer commencerait à se développer.

Si vous avez un cancer d'une taille plus importante dans le rein, une opération est généralement le meilleur traitement initial. L’opération pour enlever les cancers du rein est effectuée par un chirurgien spécialisé appelé un urologue ou uro-oncologue (un urologue qui se spécialise dans le cancer). L’opération peut retirer soit une partie du rein (on parle de « néphrectomie partielle »), soit l'ensemble du rein, ce qu’on appelle une « néphrectomie radicale ». L'intervention pourra être effectuée soit au moyen d'une grande incision (une néphrectomie « ouverte »), soit par le biais d'une chirurgie endoscopique (une néphrectomie par « laparoscopie ») qui entraîne une hospitalisation plus courte et une récupération plus rapide. Si le cancer est petit (stade 1, < 7 cm), une néphrectomie « partielle » peut être possible, grâce à laquelle la partie du rein non affectée peut être épargnée. Si le cancer est plus grand (stade 2), ou a commencé à se propager à proximité du rein (stade 3), alors l'ensemble du rein est retiré.

Traiter un cancer du rein localisé sans opération chirurgicale

Chez certaines personnes, une opération est impossible en raison de leur âge ou d'autres problèmes médicaux. Il peut être encore possible de traiter un cancer du rein localisé sans faire appel à la chirurgie, en utilisant d'autres traitements. Ces traitements sont les suivants.
  1. L'ablation par radiofréquence (RFA) : une aiguille contenant une antenne micro-onde est insérée dans le cancer, sous anesthésie locale, et le cancer est « cuit » de l'intérieur.
    2. Une cryoablation : une série de sondes sont insérées dans le cancer, et ensuite refroidies à l'azote liquide pour congeler les cellules cancéreuses. Cette procédure a un effet similaire à la RFA, mais peut nécessiter une anesthésie générale.
    3. Une radiothérapie stéréotaxique corporelle (SBRT) : un procédé récent de rayonnement commandé par ordinateur a été testé dans le cancer du rein et d'autres cancers. Le procédé SBRT délivre de nombreuses très petites doses de rayonnement à partir d'un grand nombre d'angles différents ; une dose thérapeutique de rayonnement est délivrée sur le cancer, alors que les organes et les tissus normaux autour du cancer ne sont que légèrement touchés.

Si vous avez l'un des types héréditaires de cancer du rein, il est possible que vous puissiez développer plus de tumeurs du rein à l’avenir. Pour cette raison, votre chirurgien pourrait suggérer une approche différente pour vous. Les patients avec ces types héréditaires de cancer du rein ont besoin d'une stratégie à long terme et doivent donc être suivis par un expert du cancer du rein chaque fois que possible.

Y a-t-il un traitement que je puisse suivre pour aider à assurer que le cancer ne revienne pas ?

Dans de nombreux cancers, les personnes concernées peuvent suivre des traitements supplémentaires dits de « police d'assurance » pour réduire le risque de réapparition du cancer. Vous avez peut-être entendu parler de la chimiothérapie, de l'hormonothérapie ou de la radiothérapie en tant que traitements supplémentaires (« adjuvants ») contre le cancer. Ces traitements ne semblent pas fonctionner pour les patients atteints de cancer du rein, et de récents essais cliniques de médicaments standards contre le cancer du rein (par exemple, le sunitinib ou le sorafénib) en tant que traitements adjuvants, n’ont pas non plus réussi à démontrer un bénéfice pour les patients en matière de prévention de la récidive.

Il existe cependant beaucoup d'intérêt dans la thérapie immunitaire en guise de traitement adjuvant dans le cancer. Demandez à votre médecin si un essai clinique de thérapie immunitaire est disponible pour le cancer du rein.

Suivi après le traitement ?

Tous les survivants du cancer doivent recevoir des soins de suivi. Une fois que vous aurez terminé votre traitement contre le cancer, vous établirez un plan de soins de suivi du cancer avec votre équipe de traitement, qui pourrait inclure des consultations avec un éventail de professionnels de la santé.

En général, les survivants du cancer du rein consultent leur spécialiste tous les trois à quatre mois au cours des premières années suivant le traitement, et une ou deux fois par la suite. Lors de ces visites, votre médecin cherchera à détecter des effets secondaires du traitement et vérifiera que le cancer n’est pas revenu (récidive) ou qu'il ne s’est pas propagé (métastase) vers une autre partie de votre corps. Le type de tests dépendra du stade et du grade de votre cancer du rein. Dans la plupart des cancers, le risque de récidive est le plus élevé peu après le traitement. Plus le délai est long après le traitement, plus la probabilité que le cancer récidive est faible. Cela dit, votre équipe de traitement voudra vous suivre pendant un certain temps. Dans certains pays, les patients atteints de cancer du rein sont suivis pendant 5 ans après la chirurgie initiale. Votre association de patients peut vous référer aux lignes directrices pour le suivi spécifique à un cancer du rein dans votre pays ou ailleurs dans le monde.

7. Mon cancer s'est propagé du rein à d'autres parties du corps : quel traitement puis-je suivre ?

Chez les personnes atteintes d'un cancer du rein avancé, où le cancer s'est propagé à des organes éloignés, le cancer n'est généralement pas guérissable. Le but du traitement est donc de prolonger la vie et de la rendre aussi normale que possible. Des combinaisons de différents traitements peuvent être recommandées par divers médecins, y compris des urologues et des oncologues médicaux, qui prescrivent des médicaments anticancéreux, et des radio-oncologues, qui traitent les personnes avec des rayonnements. Tout au long du traitement, cette équipe de spécialistes travaillera avec vous et votre médecin de famille pour vous aider à contrôler vos symptômes et à vivre une vie aussi normale que possible. Les traitements pour le cancer du rein avancé comprennent les suivants.

Surveillance active (observation)

Chez certaines personnes dont le cancer du rein s'est propagé, le cancer pourrait être en train de se développer tellement lentement, que la meilleure option initiale est d'effectuer une surveillance attentive. C'est particulièrement le cas lorsque le cancer a été découvert par hasard. Si le cancer commence à se développer rapidement ou à causer des symptômes, alors des traitements actifs seront recommandés. Un petit pourcentage de patients peut vivre sans symptômes du cancer pendant une très longue période, parfois des années, de sorte que votre médecin peut vous conseiller d'adopter une attitude d'observation pendant un certain temps, au cas où cela s'appliquerait à vous.

Essais cliniques

Un essai clinique est parfois perçu à tort comme un « dernier recours », mais avec l'amélioration rapide des traitements, il devrait être considéré comme une « première étape ». Un essai clinique est une façon de tester de nouveaux traitements, ou de vieux traitements utilisés d'une nouvelle manière. Les essais cliniques ne conviennent pas à toutes les personnes ; et toutes les personnes ne conviennent pas aux essais cliniques. Si un essai clinique est disponible, cela peut être une perspective intéressante à envisager. On espère toujours que le nouveau traitement fonctionnera mieux que les traitements standards, mais parfois ils ne donnent pas de meilleurs résultats. Parlez à votre médecin pour en savoir plus sur les essais cliniques ou bien utilisez certains des conseils de la section « Découvrir les essais cliniques IO » pour identifier les essais cliniques qui pourraient être adaptés à votre cas.

Opérations chirurgicales pour enlever le cancer qui s'est propagé

Chez un très petit nombre de personnes, le cancer se propage seulement à un ou deux endroits ; si tel est le cas, il est possible d'essayer d'extraire tous les cancers (une « métastasectomie »). Certains patients peuvent vivre très longtemps dans ces circonstances, mais cela s'applique vraiment uniquement aux patients qui n’ont qu’une ou deux taches ailleurs, lesquelles peuvent toutes être retirées en toute sécurité.

Opérations chirurgicales pour enlever le cancer du rein

Une chirurgie ne guérit habituellement pas un cancer du rein qui s'est propagé, mais elle peut être recommandée pour prévenir les symptômes et les problèmes reliés au cancer. Si le cancer du rein qui s'est propagé ne cause pas beaucoup de problèmes, et que votre état santé est pour le reste bon, il est prouvé que l'élimination du cancer primitif du rein améliore la survie et aide à ce que d'autres traitements fonctionnent mieux. Cette néphrectomie « cytoréductrice » serait alors effectuée par votre urologue (ou uro-oncologue).

Médicaments qui bloquent les vaisseaux sanguins (thérapie ciblée)

La chimiothérapie n'est pas utilisée dans le cancer du rein. Le traitement médical actuel contre le cancer du rein est basé sur des médicaments qui empêchent l'approvisionnement en sang du cancer, ce qui ralentit ou arrête la croissance de la tumeur et parfois l'amène à diminuer en taille. Ces médicaments ciblent des signaux spécifiques dans le cancer, et portent le nom de « thérapies ciblées ». Ces médicaments sont aussi appelés « thérapies antiangiogéniques » et « inhibiteurs de tyrosine kinase ». Bien que ces médicaments ne constituent pas une chimiothérapie, ils ont malgré tout des effets secondaires. Les inhibiteurs de tyrosine kinase utilisés pour traiter le cancer du rein sont l'axitinib, le pazopanib, le sorafénib et le sunitinib. 

De nombreux autres médicaments de cette famille sont en cours de développement et à divers stades de recherche et d’homologations. Les médicaments plus récents comprennent le cabozantinib et le lenvatinib.

  • Les résultats de l’essai de phase III (METEOR) du cabozantinib ont été présentés au cours de la conférence de l’ECCO en septembre 2015 et publiés par la suite dans le New England Journal of Medicine : résultats de l’essai du cabozantinib (en anglais)
    En Avril 2016, le cabozantinib a été approuvé par la FDA (États-Unis) pour une utilisation dans le cancer du rein métastatique. Pour plus d'informations, lire ici (en anglais) : FDA/cabozantinib
  •  Les résultats de l’essai de phase II du lenvatinib ont été présentés à l’ASCO 2015 et publiés dans The Lancet Oncology : résultats de l’essai du lenvatinib (en anglais)
    En mai 2016, le lenvatinib administré en association avec l'évérolimus a été approuvé par la FDA (États-Unis) pour une utilisation dans le cancer du rein métastatique. Pour plus d'informations, lire ici (en anglais) : FDA/lenvatinib + évérolimus

Médicaments qui bloquent la croissance du cancer

Un second groupe de médicaments contre le cancer du rein fonctionne en bloquant un signal différent : il s’agit des « inhibiteurs de mTOR ». Ils ne sont généralement utilisés que si les médicaments qui bloquent l'approvisionnement en sang ne fonctionnent plus. Les inhibiteurs de mTOR utilisés pour traiter le cancer du rein sont l'évérolimus et le temsirolimus.

Autres traitements

De nouveaux essais cliniques sont en cours pour déterminer si d'autres types de signalisation cellulaire peuvent être désactivés pour empêcher la croissance du cancer du rein. Un inhibiteur potentiel est l'inhibiteur MET qui fonctionne dans d'autres types de cancer et qui est particulièrement important dans le carcinome papillaire à cellules rénales.
D'autres nouveaux types d'inhibiteurs pour le cancer du rein sont en cours d'essais cliniques.

Immunothérapie

Avant 2006, l'immunothérapie avec l’interleukine-2 (IL-2) et l’interféron alpha était couramment utilisée pour traiter le cancer du rein qui s’était propagé à d'autres parties du corps (cancer du rein métastatique). Ces médicaments ont fonctionné pour certaines personnes en activant les cellules T tueuses, qui sont la partie du système immunitaire de l'organisme qui détruit les cellules cancéreuses. De nouveaux types de thérapie immunitaire sont actuellement testés dans des essais cliniques contre le cancer du rein. Pour plus d'informations sur les nouvelles thérapies immunitaires, cliquez ici.

Radiothérapie

Procédé qui utilise un rayonnement de haute énergie pour tuer les cellules cancéreuses. La radiothérapie peut être très utile si le cancer génère beaucoup de problèmes en un seul endroit, par exemple la tumeur rénale qui cause des saignements, les métastases osseuses qui provoquent des douleurs et les métastases au cerveau qui causent un gonflement. Le rayonnement est principalement utilisé comme moyen de contrôler les symptômes (par exemple, la douleur).

Soins palliatifs

Le terme palliation ne signifie pas la « fin du parcours » ou que le cancer est en phase terminale. Les soins palliatifs sont tous les traitements que votre équipe recommande pour améliorer vos symptômes et améliorer votre qualité de vie. Votre médecin de famille, votre oncologue médical et les autres médecins qui s’occupent de vous vous aideront avec ceux-ci. Parfois, des médecins et des infirmiers en soins palliatifs sont consultés, et ils sont souvent à même de fournir des conseils spécialisés. Un traitement palliatif peut améliorer la qualité de vie en soulageant des symptômes associés à un cancer avancé.

8. Où l'immuno-oncologie trouve-t-elle sa place dans le traitement du cancer du rein ?

Voilà une question à laquelle les chercheurs sur le cancer du rein dans le monde entier cherchent à répondre. La vérité est que nous avons beaucoup d'espoir, mais, aujourd’hui, nous avons beaucoup plus de questions que de réponses. La seule façon de trouver des réponses est de concevoir et d'exécuter des essais cliniques et de partager les informations recueillies à grande échelle.

Pour l'instant, il est préférable de se rappeler que tout ce que vous lisez dans les journaux n'est pas forcément exact dans les faits. Ce qui fait un bon article de journal n'est pas nécessairement le reflet de la vérité.

Dans les années à venir, nous espérons pouvoir mieux répondre aux questions suivantes :

  • L'immuno-oncologie pourra-t-elle jouer un rôle dans le traitement standard du cancer du rein ?
  • Quels patients sont les plus susceptibles d'en bénéficier ? Lesquels ne pourront pas en bénéficier ?
  • Quels tests pourront être effectués a l'avance pour aider à choisir le bon traitement pour chaque patient ?
  • Quel est le meilleur moment dans le schéma thérapeutique pour utiliser des médicaments immuno-oncologiques ?
  • Y a-t-il un rôle pour l'immuno-oncologie avant une opération chirurgicale? Après une opération chirurgicale ? Après d'autres médicaments ? En combinaison avec d'autres médicaments ?
  • Existe-t-il des moyens pour pouvoir maximiser les avantages de l'immuno-oncologie tout en minimisant les effets secondaires pour les patients ?
  • Quel est le meilleur traitement pour la qualité de vie du patient ?

Le fait est que nous ne disposons pas encore des réponses à ces questions en ce qui a trait au cancer du rein. Les résultats obtenus dans d'autres cancers sont certainement encourageants et nous sommes impatients de partager plus d'informations provenant des essais cliniques réalisés dans le monde entier. Pour plus d'informations veuillez lire : Comprendre l'immuno-oncologie

9. Qu'en est-il de thérapies alternatives et de thérapies complémentaires ?

Thérapies alternatives :
Tout le monde veut avoir accès aux meilleurs soins de santé pour eux-mêmes et pour leurs proches. S'il n'existe pas de traitements médicaux standards appropriés à disposition, des thérapies « alternatives » pourraient alors être proposées par des amis ou des membres de la famille bien intentionnés ou trouvées sur des sites Internet.

Ces traitement sont appelés « alternatifs » car il n'a pas été prouvé scientifiquement qu’ils étaient capables de réduire les cancers ou d'aider les patients. Pire encore, il se peut qu’on ait établi que ces traitements ne pouvaient pas aider ou même qu’ils étaient nocifs. Des exemples de « traitements » alternatifs inutiles ou nuisibles comprennent les vitamines en méga-doses, les produits à base de plantes ou les régimes extrêmes. Un bon site Internet pour vérifier si un « traitement » alternatif a été déclaré inutile est www.quackwatch.org (en anglais).

Certains traitements alternatifs peuvent interférer avec les médicaments normalement prescrits par un médecin, et être nocifs pour le patient. Il est donc important d'informer votre médecin ou votre infirmier si vous envisagez de suivre ces traitements.

Thérapies complémentaires :
D'autre part, des traitements complémentaires peuvent « compléter » les traitements médicaux établis, ce qui peut améliorer la qualité de vie et les symptômes du patient. Ceux-ci incluent la méditation en pleine conscience, des techniques de relaxation, la massothérapie corrective, la psychothérapie, la prière, le yoga, l'acupression et l'acupuncture. S'il est possible que le cancer du rein se soit propagé aux os, la chiropraxie ou l'ostéopathie ne seraient pas une bonne idée.

10. Quel est mon pronostic ?

Cela peut être une question difficile à aborder pour vous et pour votre médecin. Il y a un certain nombre de questions que vous pouvez poser à votre médecin, et un certain nombre de choses à garder à l'esprit.

Lorsque l'on entend parler de statistiques concernant un cancer ou de l'aspect bénéfique d'un traitement, il est important de se rappeler que ce sont des statistiques souvent basées sur l'expérience de centaines de patients. Qu'est-ce qui va vous arriver à vous, une personne unique, ne peut être que très vaguement déduit de ces statistiques. Les cancers de certaines personnes sont très agressifs et le traitement ne fait pas effet sur elles. D'autres personnes ont des cancers à croissance très lente, ou tirent grand avantage de la prise d’un médicament particulier. Une façon d’aider votre médecin à vous donner une estimation de ce que votre avenir pourrait vous réserver serait de discuter du pire scénario possible et du meilleur scénario possible.

Il est également important de se rappeler que personne ne dispose d'une boule de cristal, et que toute prédiction de l'avenir ne peut être qu'une estimation. À mesure que vous développerez au fil du temps une relation avec votre médecin et votre équipe de soins de santé, vous arriverez aussi à obtenir une meilleure compréhension de la façon dont votre propre expérience du cancer se déroulera. Un bon nombre des problématiques évoquées ci-dessus peuvent influencer le pronostic, et la compréhension de celles-ci peut être importante pour aider à prédire ce que l'avenir pourrait vous réserver.